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Roger mafion

Roger mafion

French official
Roger mafion
The basics

Quick Facts

Intro French official
Is Politician
From France
Type Politics
Gender male
Birth 30 March 1947, Castres, France
Age 74 years
Star sign Aries
Awards
Médaille d'honneur de la Police nationale  
Knight of the National Order of Merit  
Knight of the Legion of Honour  
The details (from wikipedia)

Biography

Roger Marion est un haut fonctionnaire de la police française, né le à Castres (Tarn).

Carrière professionnelle et éléments biographiques

Fils de cheminot et d’une employée de commerce, il est reçu, après le service militaire et des études en droit, second au concours d’officier de police adjoint de la police nationale et affecté, à compter du au Service régional de police judiciaire de Bordeaux.

En 1976, il est reçu au concours de commissaire de police. Le , il sort vice-major de la 22 promotion de l’École nationale supérieure de police et est affecté au Service régional de police judiciaire de Toulouse, au groupe criminel puis à celui de répression du banditisme.

Le , il est nommé commissaire principal et affecté le comme chef de la section criminelle au Service régional de police judiciaire de Marseille puis promu commissaire divisionnaire à la tête de la division criminelle et de répression du banditisme de ce même service.

Le , il est nommé chef de la 6 Division à la direction centrale de la Police judiciaire qui deviendra le , Division Nationale Anti-Terroriste de la Direction centrale de la police judiciaire.

Promu contrôleur général, puis inspecteur général des services actifs de la police nationale, il est directeur central-adjoint de la police judiciaire chargé des affaires criminelles, du au .

Le , il est nommé préfet délégué pour la sécurité et la défense (PDSD) auprès du préfet de la zone sud à Marseille puis à Lille le auprès du préfet de la zone nord.

Le , il est nommé préfet hors-cadre et chargé de mission à l’Inspection Générale de l’Administration.

Depuis le , Roger Marion est préfet honoraire.

Décorations

  • Médaille d'honneur de la police française par arrêté du du ministre de l'Intérieur, M. Pierre Joxe.
  • Ordre du mérite de la police avec distinction blanche du Royaume d'Espagne par arrêté du du ministre de l'Intérieur.
  • Chevalier de l'ordre national du mérite, Journal officiel 8957 du .
  • Médaille de bronze pour actes de courage et de dévouement par arrêté du du ministre de l'Intérieur.
  • Ordre du mérite de la police avec distinction rouge du Royaume d'Espagne par arrêté du du ministre de l'Intérieur.
  • Chevalier de la Légion d'honneur, Journal officiel 10486 du .
  • Médaille d'honneur de l'administration pénitentiaire échelon de bronze par arrêté du NOR JUSE 04 400 22 A du Garde des Sceaux, ministre de la Justice.

Débats et discussions

Dans l’enquête préliminaire diligentée sur le plan national par la direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) contre les milieux islamistes, à la suite d'assassinats et d’enlèvements de personnes en Algérie (Opération « Chrysanthème » du ), le Service régional de police judiciaire de Versailles a opéré une perquisition au domicile de Moussa Kraouche à Taverny (Val-d'Oise) et saisi des documents à caractère subversif. L’inspecteur Patrick Robert de la 6 Division de la DCPJ, en sa qualité d’observateur, a dénoncé « une manipulation des services de renseignements » qui participaient, eux-aussi, à cette perquisition, ce qui conduira le juge d’instruction Roger Le Loire à rendre une ordonnance de non-lieu au bénéfice de Moussa Kraouche « en raison d’une construction de preuves pure et simple des services de police ». Roger Marion n’a jamais été mis en cause sur le plan judiciaire dans cette affaire, ni même entendu en qualité de témoin.

L'enquête consécutive à l’assassinat le à Ajaccio du préfet de Corse Claude Érignac, a abouti à l’identification d’un groupe terroriste composé de deux commandos (sud et nord). Six activistes du commando du sud ont été arrêtés les 21 et et condamnés définitivement pour leur participation à l’assassinat par arrêt n°03/0011 du de la Cour d’assises de Paris spécialement composée. Deux des complices présumés (commando du nord) dont Jean Castela et Vincent Andriuzzi ont été acquittés en appel mais toutefois condamnés par arrêt n°03/140 du de la cour d'assises de Paris spécialement composée, le premier à dix ans de réclusion criminelle, le second à huit ans de la même peine, pour leurs activités terroristes, notamment des attentats à l’explosif commis en 1994 à Paris et à Mende (Lozère).

Lors des commissions d’enquête parlementaire sur le fonctionnement des forces de sécurité en Corse – en contradiction avec les dispositions de l’Ordonnance n° 58-1100 du , relative au fonctionnement des Assemblées parlementaires qui prohibe expressément la création d’une commission d’enquête lorsque les faits ont donné lieu à des poursuites judiciaires – il a été interrogé sur la « non-arrestation » d'Yvan Colonna le , ce à quoi il a répondu que celui-ci avait été prévenu par l’ex-directeur de la Police judiciaire d'Ajaccio, des surveillances dont il était l’objet par les Renseignements Généraux en (c.f. extrait du procès-verbal de séance du du rapport n° 1918 de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale). Malgré la plainte déposée contre lui pour dénonciation calomnieuse par l’ex-directeur du SRPJ de Corse, il a été relaxé par l'arrêt n°3 (dossier n°9/01437) en date du de la 7 chambre de la Cour d’appel de Paris.

Yvan Colonna, en fuite depuis le , a été arrêté le à Porto Pollo (Corse du sud) et condamné pour sa participation à l’assassinat du préfet Claude Érignac, à la réclusion criminelle à perpétuité, par arrêt en date du de la Cour d’assises d'appel de Paris spécialement et autrement composée. Le pourvoi qu'il avait formé contre cette décision a été rejeté par arrêt en date du de la chambre criminelle de la Cour de cassation.

Dans le livre « Place Beauvau », les « méthodes d’interrogatoire » de la Division nationale anti-terroriste (DNAT) ont été mises en cause. Après enquête de l’Inspection générale de la police nationale, diligentée par le ministre de l'Intérieur, aucun fait allégué n’a été avéré, ce qui a conduit le procureur de la République de Paris, auquel cette enquête administrative sur les allégations de tortures et de violence, avait été transmise le , à prendre une décision de classement sans suite le (référence parquet 06.081.0801.4).

Les auteurs de la campagne d’attentats terroristes commis en France en 1995 ont été identifiés et appréhendés cinq mois plus tard. Le chef de ce réseau du Groupe islamique armé (GIA) a été quant à lui arrêté le , rue Félicien-David à Paris 16 arrondissement, par des effectifs du RAID requis par la DNAT, qui n’ont fait usage que de la force strictement nécessaire pour le maîtriser.

Les avocats des activistes bretons, ceux du GIA et des membres du commando ayant assassiné le préfet Claude Érignac, ont fait état, lors des audiences en Cour d’assises, de violences illégitimes mais ni le chef de la DNAT, ni aucun de ses subordonnés, n’ont jamais été poursuivis, ni a fortiori condamnés pour violences illégitimes.

Le réalisateur Pierre Schoeller a réalisé un téléfilm titré « Les Anonymes - Ùn' pienghjite micca » retraçant pour la première fois l'enquête de la DNAT qui a conduit en à l'arrestation et aux aveux des membres du commando qui a assassiné le à Ajaccio le préfet de Corse Claude Érignac. C'est le comédien Mathieu Amalric qui joue le rôle du commissaire Marion, patron de la DNAT.

Ouvrages

  • Avec Francis Zamponi, On m'appelle Eagle Four, Paris, Le Seuil, , 185 p. .
  • Raisons d'État : des affaires corses à Merah, les dérives du renseignement (préf. Jean-Pierre Chevènement), Paris, La Martinière, , 255 p. .
  • Avec Yvan Blot, Le Terrorisme islamiste, une menace révolutionnaire : suivi d'Un entretien de Roger Marion sur l'action contre-terroriste en France, Kaysersberg, Apopsix, , 246 p. .

Éléments bibliographiques

  • Jean-Pierre Chevènement, Défis républicains, éditions Fayard, Paris, , pages 356 et suivantes.
  • Eric Pelletier et Jean-Marie Pontaut, "Colonna peut-il être acquitté ?", L'Express, .
The contents of this page are sourced from Wikipedia article on 03 May 2020. The contents are available under the CC BY-SA 4.0 license.
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http://www.liberation.fr/france-archive/1997/01/06/roger-marion-terreur-de-l-antiterrorisme-plus-de-la-moitie-de-ses-policiers-se-rebiffent-et-demanden_195009
http://viaf.org/viaf/88087733
http://isni.org/isni/0000000060577566
http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb149127555
http://data.bnf.fr/ark:/12148/cb149127555
http://www.idref.fr/176597131
http://id.loc.gov/authorities/n2009030409
http://d-nb.info/gnd/1065917643
http://www.worldcat.org/identities/lccn-n2009-030409
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