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Pierre Rebière

Pierre Rebière

French blacksmith
Pierre Rebière
The basics

Quick Facts

Intro French blacksmith
Was Blacksmith
From France
Gender male
Birth 20 February 1909, Villac, France
Death 5 October 1942, Fort Mount Valérien, France (aged 33 years)
Star sign Pisces
Politics French Communist Party
Peoplepill ID pierre-rebiere
The details (from wikipedia)

Biography

Pierre Rebière, né le à Villac (Dordogne) et mort fusillé le (à 33 ans) à Paris, est un résistant communiste français. Il combat dans les rangs des Brigades internationales pour l'Espagne républicaine et participe activement à la Résistance française au sein de l'Organisation spéciale.

Biographie

Le militant communiste

Fils d'un maréchal-ferrant, Pierre Rebière, reçu compagnon maréchal-ferrant du Devoir après son tour de France, exerce divers métiers avant d'être embauché aux usines Renault comme forgeron. En 1934, il adhère à la cellule communiste de l'entreprise. Il est blessé en avril au cours d'une bagarre entre membres du Front commun contre le fascisme, fondé par Gaston Bergery, et des militants d'extrême-droite. Il est licencié à la fin de l'année.

En , membre du comité de chômeurs du 16 arrondissement de Paris, boulevard Exelmans, où il demeure, il est appréhendé alors qu'il colle des affiches de l'Union des comités de chômeurs de la région parisienne.

Le soutien à l'Espagne républicaine

En , il fait partie, avec l'Italien Luigi Longo et le Polonais Stephan Wisnicwski, d'une délégation des « internationaux » qui négocie la création des Brigades internationales avec le ministre espagnol Diego Martínez Barrio. Commissaire politique du bataillon Commune de Paris de la 11 brigade, Pierre Rebière participe aux combats pour la défense de Madrid à la fin de 1936, puis à la bataille du Jarama durant laquelle il est blessé en .

Rapatrié en France, il organise l'aide à l'Espagne républicaine et participe à la fondation de l'amicale des volontaires en Espagne républicaine (AVER), dont il devient trésorier et dont le siège est situé à son domicile au n 33 de la rue Poliveau dans le 5 arrondissement.

Lors du 9 congrès du Parti communiste qui se tient à Arles entre le 25 et le , il est élu membre suppléant du Comité central.

La Seconde Guerre mondiale

Mobilisé en , Pierre Rebière est démobilisé en Dordogne en . Il regagne Paris et entre dans la Résistance en novembre.

Il participe à la formation de l'Organisation spéciale (OS) du Parti communiste et en entraîne les premiers groupes. Il est membre du comité militaire national de l'OS dès sa création. En août-, l'OS organise des attentats et des sabotages dans la région parisienne. Sous l'autorité du colonel Fabien, la direction décide de porter la lutte en province et d'envoyer trois commandos à Rouen, Nantes et Bordeaux. Pierre Rebière fait partie du commando de Bordeaux.

Le , deux jours après l’attentat contre le Feldkommandant de Nantes, Karl Hotz, il abat le conseiller juridique de l'administration militaire (Kriegsverwaltungsrat), Hans Gottfried Reimers, avec l'aide de deux républicains espagnols, tandis que 48 otages sont fusillés à Châteaubriant, Nantes et Paris et 51 le sont à Bordeaux, au Camp de Souge, les jours suivants. Parmi eux, des militants communistes, des syndicalistes, des militants du Mouvement de la Paix, d'anciens combattants en Espagne républicaine, des jeunes qui participaient aux Auberges de la Jeunesse, et d'autres soupçonnés d'être gaullistes.

Pierre Rebière est alors chargé de créer l'état-major local de ce qui deviendra en les Francs-tireurs et partisans français (FTPF). Il est également responsable de la propagande pour tout le grand Sud-Ouest.

Il est arrêté le , au n 32 passage Montgallet par les brigades spéciales, torturé puis remis aux autorités allemandes le , de nouveau torturé et incarcéré à la prison de la Santé.

Du au se déroule à l'hôtel Continental à Paris, un simulacre de procès. Les 33 inculpés ont comme « défenseurs » des soldats allemands qui sont en fait les assesseurs des juges, des militaires allemands gradés. Dix-huit condamnations à mort sont prononcées, les autres peines consistant en des travaux forcés sur le territoire du Reich. Après la lecture du verdict, Rebière, l'un des responsables du réseau, prend la parole :

« Je suis fier de mourir pour la France, Je vous demande d'être fusillé deux fois, dont une à la place de mon camarade Gréau, père de cinq enfants. »

Condamné à mort le , il est fusillé le suivant au stand de tir de Balard, à Paris (15 arrondissement).

Hommages

  • Depuis 1954, une rue du 17 arrondissement de Paris porte son nom.
  • Une plaque à sa mémoire est apposée sur un des murs du carré militaire du cimetière parisien d'Ivry.
  • Il est cité dans le livre Eugène Gréau, cet inconnu célèbre.

Distinctions

  • Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume.
  • Croix de guerre 1939-1945 avec palme (1947).
  • Homologué lieutenant-colonel FFI.
The contents of this page are sourced from Wikipedia article on 02 May 2020. The contents are available under the CC BY-SA 4.0 license.
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References
http://museedelaresistanceenligne.org/media5154-Plaque-en-hommage-A
http://www.commune1871.org/bulletins/base/bulletin%2014/Textes/commune06.html
https://books.google.fr/books?id=SN2NCgAAQBAJ&pg=PP18&lpg=PP18&dq=Pierre+Rebi%C3%A8re+passage+Montgallet&source=bl&ots=yvSQsLEv_9&sig=30W5kASelXdkFwOX_TUl7D5sQbc&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjP6IDV_L_WAhUEOBoKHbbODDAQ6AEIRDAE#v=onepage&q=Pierre%20Rebi%C3%A8re%20passage%20Montgallet&f=false
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