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Bernard Gravet

Bernard Gravet

French police officer
Bernard Gravet
The basics

Quick Facts

Intro French police officer
Is Police officer
From France
Type Law
Gender male
Birth November 1940, Anzin, France
Age 80 years
The details (from wikipedia)

Biography

Bernard Gravet, né le à Anzin et mort le à Carry-le-Rouet, est un haut fonctionnaire de la police nationale française. D'abord commissaire, il gravi progressivement les échelons de la police judiciaire, notamment au sein des stup', pour finalement être nommé au poste de directeur de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) de 1995 à 1999.

Famille et études

Bernard Gravet est le fils du commissaire de police André Gravet et d'Yvonne Flament.

Bernard Gravet fait ses études secondaires au lycée Ernest Couteaux de Saint-Amand-les-Eaux, puis devient étudiant à la faculté de droit de l'université de Lille. Il obtient sa licence en droit privé et en sciences économiques, puis passe son DES en droit privé. De 1965 à 1967, il a le poste d'assistant de droit privé à la faculté de Lille.

Il est marié à Simone Gravet (née Hourdiaux) ; ils ont deux enfants : Emmanuelle et François Gravet.

Carrière dans la police

Montée en grade

Élève de l'École nationale supérieure de la Police à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or (promotion 1968 René Lacroix). Bernard Gravet est nommé commissaire de police le avec affectation à la Direction de la police judiciaire à Paris. Le , il rejoint la DGSN, puis la DGPN (Direction générale de la Police nationale).

Il passe au grade de commissaire principal le . Le , il reçoit son affectation au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Marseille, plus précisément à la tête de la brigade des stupéfiants, dans le contexte de poursuite de la lutte contre la French Connection puis la Chinese Connection (trafics de dimension internationale, avec transformation de la morphine-base en héroïne dans les labos clandestins de l'agglomération marseillaise), en collaboration avec le juge Pierre Michel. Puis le , il devient sous-chef du SRPJ de Toulouse.

Le , il est chargé de mission à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

Le , il est nommé au grade de commissaire divisionnaire. Le , il reçoit le poste de chef de la 4 division (chargée de la répression du banditisme) à la DCPJ. Puis le , il passe chef de la 7 division de la DCPJ, c'est-à-dire l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). Interrogé par un journaliste sur la façon de payer les indics, il lui répond « En fraîche ! », c'est-à-dire avec de l'argent d'une caisse noire.

Le , il est chargé de mission auprès du directeur central de la police judiciaire, chargé des ressources et des liaisons. À ce titre, il pilote en 1991 le projet « PJ 2000 » lancé par le directeur de la DCPJ Jacques Genthial pour restructurer les services et lutter contre la cooptation (érigé alors comme système de gestion des ressources humaines).

Le , il est nommé directeur central adjoint de la police judiciaire, chargé de la sous-direction de la police technique et scientifique. Quant le ministre de l'Intérieur Charles Pasqua cherche des services à délocalisation en région (dans le cadre de la politique de décentralisation), Bernard Gravet lui propose et obtient le regroupement et le déménagement de toute la sous-direction de la police technique et scientifique à Écully, dans l'agglomération lyonnaise.

Directeur central de la PJ

Le , Bernard Gravet est nommé par le ministre Charles Pasqua chef de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Son prédécesseur, Jacques Franquet, venait de démissionner le , après avoir été mis en cause dans l'affaire Schuller-Maréchal, pour les écoutes dirigées contre le juge Éric Halphen.

Principales affaires à gérer :

  • attentats du 25 juillet à octobre 1995 : colère de Jacques Chirac exigeant des résultats, ciblant Gravet et Claude Guéant ;
  • attaques à main armée du gang de Roubaix en 1996 ;
  • affaire Tiberi (affaires des HLM de Paris, puis des faux électeurs du 5), comprenant l'envoie d'une lettre portant les noms de Bernard Gravet et Marc Moinard au procureur Laurent Davenas pour savoir s'il lance une enquête préliminaire sur Xavière Tiberi (le proc' étant au Népal pour gravir l'Imja Tse, le courrier lui arrive par hélicoptère) ;
  • affaire Erignac (assassiné le 6 février 1998), enquête confiée par le ministre à Roger Marion (chef de la DNAT) et Bernard Squarcini (DCRG), avec querelles de chefs, guerre entre services et investigations parallèles.

Fin de carrière

Le , Bernard Gravet est remplacé à la tête de la DCPJ par Patrick Riou, avec sa nomination (un sinécure pour compenser partiellement, à un an de la retraite) à l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN).

Le , le ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement confie à Bernard Gravet et à Dominique Garabiol (alors chef de l'Inspection du conseil des marchés financiers) la mission d'étudier la lutte contre le blanchiment de l'argent sale en France. Selon leur rapport, d'une part ils estiment à 40 milliards de francs par an l'investissement criminel en France, d'autre part ils signalent le très faible nombre d'instructions judiciaires (la majorité étant en plus clos sans jugement) par rapport aux autres pays occidentaux.

Il prend sa retraite le , avec le titre de directeur honoraire de la police judiciaire.

Décorations

  • Officier de la Légion d'honneur. Il est fait chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur le , puis passe officier au .
  • Officier de l'ordre national du Mérite

Voir aussi

Publications

  • Bernard Gravet, « Police technique et scientifique et pratiques professionnelles », Cahiers de la sécurité et de la justice, n 21,‎ 3 trimestre 1995 .
  • « Le crime organisé : constat et stratégie de lutte en France », dans L’évolution de la criminalité organisée, Paris, La documentation française, (actes du XVIII cours international de haute spécialisation pour les forces de police, Paris, 17 au 24 septembre 1996).
  • Dominique Garabiol et Bernard Gravet, La lutte contre le recyclage de l'argent du crime organisé, Paris, IHESI, , 87 p. (rapport pour le ministre de l'Intérieur).
  • G. Favarel-Garrigues et B. Gravet, « De l'argent de la drogue à l'argent sale : L'invention de la lutte antiblanchiment », Cahiers de la Sécurité Intérieure, n 52,‎ 2 trimestre 2003, p. 141-153.

Articles connexes

  • Direction centrale de la Police judiciaire (France)
  • Observatoire interministériel sur les sectes
  • Portail de la police
  • Portail du droit français
The contents of this page are sourced from Wikipedia article on 01 Jan 2020. The contents are available under the CC BY-SA 4.0 license.
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References
http://www.sfhp.fr/index.php?post/2017/03/12/Notice-biographique-Bernard-Gravet
https://www.dansnoscoeurs.fr/bernard-gravet/2305713
https://www.liberation.fr/france-archive/1995/03/09/bernard-gravet_127718
http://www.assemblee-nationale.fr/11/dossiers/corse99/r1918aud7.asp#P1145_188462
https://www.liberation.fr/societe/1999/09/23/une-nouvelle-tete-pour-la-police-judiciaire-patrick-riou-patron-de-la-pj-de-parisa-ete-nomme-hier-di_284241
https://www.lexpress.fr/informations/quand-la-manipulation-atteint-des-sommets_628706.html
https://www.lexpress.fr/informations/la-france-lessiveuse-d-argent-sale_639660.html
http://www.sfhp.fr/
https://www.dansnoscoeurs.fr/
http://www.assemblee-nationale.fr/
http://worldcat.org/issn/1774-475X&lang=fr
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